Les municipalités s’insurgent contre la vente des aéroports

Publié originalement: le novembre 20, 2017

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De plus en plus de municipalités se joignent au mouvement d’opposition à la vente des aéroports canadiens. En effet, les villes de Vancouver, Victoria et Richmond (C.-B.) ont pris position, à l’instar du maire de Calgary, qui a contesté le plan en public. Le conseil municipal de la Ville de Toronto discute de la possibilité d’adopter une motion à cet effet.

« Malgré l’opposition montante des municipalités, des aéroports et du public, le gouvernement libéral continue à payer pour une étude de faisabilité sur la privatisation des aéroports, affirme Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC. Rentabiliser les aéroports, c’est bien beau, mais les prix augmenteront et les municipalités n’auront peut-être plus droit de regard sur la gestion des aéroports. »

Les aéroports d’Ottawa et de Vancouver ont déjà sonné l’alerte et les compagnies aériennes s’inquiètent d’une éventuelle augmentation des coûts.

À l’heure actuelle, des représentants des milieux municipal, provincial et fédéral participent à la gouvernance des aéroports, car ces derniers sont essentiels à de nombreuses collectivités du pays. Les villes ne veulent pas que ces infrastructures tombent dans les mains d’intérêts privés, ce qui mènerait inexorablement à une gestion moins transparente et moins responsable à l’égard des communautés desservies.

Il est fort possible que la privatisation des aéroports canadiens coûte cher aux voyageurs, comme c’est le cas en Australie. En effet, après la vente des aéroports de ce pays, les frais imposés aux passagers ont doublé.

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